Le 7 novembre 2024 était un jour exceptionnel. Nous marchions tous ensemble dans les rues de Paris pour défendre notre profession.
Le mot d’ordre était clair : nous sommes intégrés économiquement, socialement et agricolement, et nous constituons un véritable maillage de nos territoires. Nos élus étaient avec nous pour défendre ce territoire.
À cette occasion, nous avons fait prendre conscience à ces élus le poids de la filière hippique : formation, emploi, préservation des zones humides, protection de la biodiversité, mais aussi son rôle essentiel dans la vie et l’animation de nos territoires ruraux.
Depuis, chaque année, nous nous retrouvons au Salon de l’Agriculture. Oui, je dis bien le Salon de l’Agriculture, là où toute la France et toute la ruralité se retrouvent.
Alors, pourquoi certaines personnes, en se basant sur un simple tableau Excel et sur des recommandations venues uniquement « d’en haut », sans écouter celles et ceux qui sont sur le terrain, veulent-elles casser tout cela ?
Un hippodrome de province n’est pas seulement un endroit où courent des chevaux. C’est parfois un véritable poumon vert au cœur de nos villes. C’est un lieu où se retrouvent chaque année des amis, des familles, des passionnés.
C’est aussi là que nous avons formé nos chevaux , mais également nos futurs joueurs, propriétaires, jockeys et salariés.
On pourra toujours se glorifier avec les jeudix de Longchamp ou les vendredis de Vincennes, mais les vocations naissent sur nos hippodromes de province, là où tout le monde se côtoie, au plus près de nos territoires et de leurs véritables acteurs ruraux.
Je suis aussi président des courses d’Alençon, un hippodrome situé en plein cœur de la ville.
Si demain on me ferme mon hippodrome, que vais-je dire au maire qui nous soutient financièrement et matériellement ?
Que vais-je dire au préfet qui nous autorise chaque année à organiser nos courses ?
Que vais-je dire au député qui a voté des lois pour défendre et soutenir la filière des courses ?
Je leur dirai simplement :
« C’est une task force qui a décidé, depuis un bureau, de ce qui était bien ou mal pour notre filière ! »
Alors que, de mon côté, j’ai simplement effectué le devoir que la FNCH m’a demandé : promouvoir et défendre la filière des courses.
Monsieur de la Task Force, écoutez-nous ! Écoutez le terrain !
Car si vous continuez à prendre des décisions sans entendre celles et ceux qui font vivre nos hippodromes, nos courses et nos territoires, alors un jour, la manifestation du 7 novembre 2024 sera peut-être à Thémis.
Cordialement,
MEUNIER Stéphane
Président du SEDJ